AEROLOGIE

Phénomènes météorologiques qu’utilise un planeur pour rester en l’air. Contrairement aux idées reçues, le moteur sur une avion ne sert pas à voler, il sert à monter (un avion vole très bien sans moteur, pas longtemps, certe…).

Pour le planeur il en va de même, si ce n’est que pour monter (il n’y a pas de moteur), il lui faut des phénomènes aérologiques que vous trouverez exposés dans cette page.

L’utilisation de l’aérologie est l’essence même du vol à voile, dans le loisir comme dans la performance. c’est l’utilisation de celle-ci qui permet la joie et les objectifs du vol.

Le vol thermique

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le vent qui est le principal facteur intervenant dans le fait qu’un planeur reste en l’air ou pas.
En effet, ce sont bien souvent les phénomènes de convection (mouvement vertical de l’air dû à sa température) qui en générant des ascendances, permettent à celui-ci de prendre de la hauteur. Petites explications…Le soleil réchauffe la terre de manière irrégulière en fonction de la nature même du sol (rocher, prairie, eau, etc …). De fait l’air situé sur une surface qui chauffe plus fortement va lui même s’échauffer plus fortement que l’air qui l’environne.

L’air étant mauvais conducteur, cette masse d’air plus chaude en contact avec d’autres masses d’air plus froides va naturellement s’élever répondant ainsi au phénomène physique bien connu (l’air chaud s’élève). Les planeurs profitent ainsi de ces “ascenseurs de la nature” comme peuvent le faire les oiseaux. Ce sont les oiseaux (rapaces par exemple) qui nous enseignent le vol en thermique lorsque vous les voyez spiraler au dessus du sol.  Ces thermiques (les ascendances) sont parfois repérables car matérialisés par des nuages (la saturation de la masse d’air qui s’élève), bien souvent des cumulus de beau temps.

Le vol de pente (ou dynamique)

Lorsque les condition le permettent, et lorsque l’on à un relief suffisant, le planeur peut faire du « vol de pente ».
Imaginez un vent soutenu qui vient heurter un relief. L’air doit franchir l’obstacle et s’élève le long de la paroi au vent. Il crée ainsi un phénomène d’ascendance que vont pouvoir exploiter les planeurs. Ce sont encore les oiseaux qui nous enseignent le vol de pente, il n’y a qu’à regarder des mouettes ou des choucas voler le long d’une falaise. Ces ascendances de pente sont souvent matérialisées jusqu’à quelques petites centaines de mètres au dessus du relief. Ce type de vol peut être conjugué avec le vol thermique.

Le vol d’onde

Lorsque la masse d’air est stable et qu’un vent constant vient heurter un relief, il se crée un phénomène dit « ondulatoire ». L’air rebondi sur le relief créant des ondes qui peuvent se répercuter très haut dans le ciel. Les planeurs utilisent ces phénomènes météorologiques pour prendre de la hauteur et sauter ainsi d’un phénomène ondulatoire à un autre.
Ce type de vol peut donner lieu à des prises de hauteur importantes et nécessitent l’emport d’oxygène à bord. Le record du monde est à plus de 14000 mètres ! Ces phénomènes ondulatoires sont souvent repérés par la formation d’un nuage statique en forme de soucoupe volante (altocumulus lenticularis).